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A propos des apprentis-communicants Centrafricains en goguette

Catégorie COUPS DE GUEULE.
Publié le 6 mars 2007 par Henri-Blaise N’damas.
Mise à jour le mardi 6 mars 2007

Il y a quelques jours, une fine équipe d’apprentis-communicants, grassement payés par les contribuables centrafricains était en villégiature en France.

Théoriquement, ces personnalités étaient venus dans le cadre d’une campagne de sensibilisation destinée à préparer le séjour en France du général-président.

Il faut reconnaitre avant tout le bien-fondé de cette démarche qui aurait pu permettre à ces "élites dirigeantes" d’aller à la rencontre de leurs concitoyens vivant en France, afin de mieux connaître leurs préoccupations.

Cette campagne de sensibilisation avait déjà bien mal démarrée avec le ministre porteur de la bonne parole qui s’était bien embrouillé avec la chronologie de ces "rencontres" avec la diaspora centrafricaine au travers de ses deux communiqués de presse par ailleurs bourrés de faute d’orthographe.

Mais, au-delà de ces détails, il faut s’attarder surtout sur la prétendue connaissance (ou plutôt la totale méconnaissance) qu’avait cette délégation gouvernementale de la répartition géographique et du profil sociologique de la communauté Centrafricaine en France.

Combien y a t’il de Centrafricains en France ? Quelle est leur répartition géographique en termes de lieu de résidence ? Voilà des questions basiques et triviales qu’auraient dû se poser ces apprentis communicants et leurs commanditaires.

Nos apprentis communicants en goguette n’avaient visiblement pas cherché à répondre à ces questions ; sinon, comment pourraient-ils organiser une réunion à Troyes (dans l’Aube) et non à Paris ou en région parisienne où se trouve une forte concentration de nos compatriotes ?

Ineptie ? Inconscience ? Amateurisme ? Probablement beaucoup de tout cela, ensemble...

Enfin, j’espère que le premier ministre Centrafricain et son libérateur en chef vont quand même demander des comptes à cette équipe de choc. De source fiable, cette "mission" aurait coûté aux contribuables Centrafricains la bagatelle de 39 millions de Francs CFA (soit 59 455 €), sans compter les frais d’hébergement et de restauration. Ce qui n’est pas rien, d’autant plus que seules deux réunions sur les quatre prévues ont été effectivement tenues.

Les ministres Centrafricains ont parfaitement le droit de venir en France profiter des dernières soldes, se reposer ou rendre visite à leur petit dernier.

Mais, monter une telle opération de bras cassés pour venir passer 15 jours de vacances en France aux frais d’un Etat dont les caisses sont désespérément vides, relève du crime économique, de l’irresponsabilité totale et de la faute professionnelle grave.

Où va le Centrafrique ?



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