
Catégorie COUPS DE GUEULE.
Publié le 2 février 2007 par Henri-Blaise N’damas.
Mise à jour le jeudi 1er février 2007
Droit de réponse à MM Henri-Blaise N’damas « Le Confident », n°1448 en date du 25 Janvier 2007.
Je me permets de répondre à vos affabulations et me contenterais pour ma part que de l’essentiel. Si mon neveu Jean Barthélémy Dédéavodé qui selon vous (et je vous fais grâce de vos propos) pense et rêve en vietnamien et vit en français, je pense, rêve et vis pour ma part en centrafricain, ayant partagé avec ce peuple auquel j’ai la fierté d’appartenir, les moments jugés comme étant les plus sombres de notre histoire.
Je suis donc centrafricain, Député, incarnant de surcroît le suffrage universel d’une frange de la population centrafricaine et donc, d’une légitimité électorale que nul ne pourrait me contester. Mon élection aujourd’hui à un sens, et sachez que je n’ai pas été élu avec un nom, autre, que celui de Bokassa, n’en déplaise à certains.
Comme je l’ai dit ci-dessus, je ne m’attarderais pas sur des détails. Les diamants de la trahison ,ce livre écrit par JBD, je ne l’ai pas lu et donc ne peut en prendre la défense, mais, je ne pourrais resté indifférent face aux propos injurieux tenus par vous à l’endroit de ma famille. Bien évidemment mon éducation ne me permet pas de me prêter au même jeu que vous.
Vous faites bien de dire qu’on ne choisit pas sa famille. Pour ce qui est du caractère, jugé par vous comme étant « moralement injuste » du combat mené par ce dernier (JBD), est une opinion tout à fait personnelle qui vous engage, mais je me vois dans l’obligation de réagir non pas comme un fils cherchant à défendre son père mais comme un centrafricain ayant des arguments à faire valoir.
Vous dites, je cite : « qu’il faut avoir l’humilité de respecter la mémoire de nos morts centrafricains... » Ces propos devraient vous enseignés vous-même à avoir un peu plus de respect et de retenu à l’endroit de Jean Bedel Bokassa. Dans votre analyse critique du livre écrit par JBD, vous déplorez le fait que son livre manque de substance étant,je cite : « ...peu argumenté et peu documenté... » Vous dite encore « (...) qu’ils ne sont pas assez documentés sur l’histoire du Centrafrique (...) ». Mais pourquoi vous, qui prétendez être mieux documenté, ne prendriez pas votre plume pour écrire, à votre tour quelques pages sur l’histoire de la république centrafricaine ?
Vous faites certainement encore partie de ces « monuments de haine » qui demeurent au travers de la marche vers l’unité d’un peuple résolument décidé à ce réconcilier avec lui-même et avec son histoire, et constituant de ce fait, un obstacle aux recommandations du Dialogue National. Permettez moi de vous dire au passage, que les durs moments de votre enfance, connus dans le quartier populaire (km5) dont vous faites allusion, n’ont pas pour responsable Jean Bedel Bokassa. Et vous ne me démentiriez pas en disant que tous les jeunes de votre génération, vivant dans les quartiers populaires ont tous connus une enfance difficile. Revenons à l’essentiel !
Pour votre gouverne, voici quelques repères historiques, susceptibles de vous éclairer :
Savez vous que Bokassa est revenu de son propre chef en république centrafricaine pour y être jugé le 23 octobre 1986 ? Un exemple qui a finit par arracher l’admiration de nombreux compatriotes, (du moins, ceux qui ont l’honnêteté de le lui reconnaître !).
Est-il le seul à devoir rendre compte de sa gestion à la tête de l’Etat au peuple centrafricain ? Il a prit le soin lors de son procès de faire le point avec les centrafricains et aujourd’hui nous sommes tous devant le tribunal de l’histoire, qui elle n’entend pas dissimuler la vérité.
Savez vous que lors de son procès, sur 14 chefs d’accusations, seulement 4 ont été retenus à la fin contre lui ?
Savez vous que sa responsabilité directe, concernant le « massacre des enfants » n’a pas été établie ?
lorsque vous parlez de centaines d’enfants massacrés je me rends simplement compte que vous faites partie de cette minorité de personnes qui dépendent encore des propos démagogiques et diffamatoires, relevant d’une pure désinformation digne de la pratique de la « françafrique » qui fut à l’époque très active dans les évènements de Janvier et Avril 1979.
Et savez vous combien de compatriotes sont tombés sous les régimes qui ont suivi celui de Bokassa, dont on ne parle pas assez, et dont les auteurs demeurent impunis encore à ce jour ? Vous devriez, plutôt que de faire un second procès à Bokassa, qui aujourd’hui n’est plus de ce monde vous focaliser sur les faits d’actualités et tels que les marasmes économiques qui minent le bon développement de notre pays. Quels sont ceux aujourd’hui qui sont responsables des autres compatriotes qui vivent au km5 et y croupissent dans une misère sans pareille ? Un thème peut être intéressant, non ?
Je me demande si par ignorance vous ne faites pas plus que vos accusés (les auteurs du livre en question), le jeu de l’ennemi, empêchant aux centrafricains d’être réconciliés avec eux même et avec leur histoire ?
Pour ce qui est de ma participation au Dialogue National je ne m’attarderais pas sur les raisons de mon pardon car, cette démarche repose sur mes convictions religieuse et personnelle et je n’ai pas à m’en justifier mais de là à vous en servir de façon impropre me désole. Et, en quoi cela affecte-t-il la réhabilitation de Bokassa ?
Sachez néanmoins qu’un tableau comparatif des régimes qui se sont succédés de 1960 à 2003,a été dressé au Dialogue National(PP.33 du Rap. des Actes du Dialogue N.) et celui-ci démontre à suffisance que Bokassa à l’heure d’aujourd’hui est compté parmi les moindres maux qu’a connu la République Centrafricaine et l’une des recommandation forte du Dialogue National (PP.54) stipule que les personnalités civiles et militaires impliquées dans les crises militaro-politiques de 1960 à nos jour doivent être réhabilitées au cas par cas.
Pour finir, référence pour référence, je vous suggère de vous plonger dans la bibliographie de quelques ouvrages sur notre pays :
La Manipulation
Les Affaires Centrafricaines
Le Blanc et le Noir
(Roger Delpey)
Jean Serge Bokassa,
Député
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