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01/03/2006 - Juste quelqu’un de bien ...

Catégorie COUPS DE COEUR.
Publié le 14 mars 2006 par Henri-Blaise N’damas.
Mise à jour le mardi 14 mars 2006

Le 1er Mars dernier, j’ai pris part aux obsèques de Charles Tilago, Ingénieur Agronome et Conseiller Economique et Commercial auprès de l’Ambassade du Centrafrique à Paris.

C’était un homme simple, un aîné humble et chaleureux que j’ai connu il y a une dizaine d’années. A l’époque, je terminais mes études d’Ingénieur et, c’est à cause de notre matière commune, l’agriculture, que Charles a décidé de m’appeler désormais "collègue".

Ce 1er mars 2006, il y avait foule, à Melun puis à Nandy, pour rendre hommage et dire adieu à ce compatriote, ce frère, cet ami, ce père qui s’en allait.

« Nous ne vivons pas pour nous-même » disait le prêtre qui a dirigé la messe. Nous vivons aussi, et parfois surtout, pour les autres, pour ceux ou ce que nous aimons.

La mort, souvent cruelle quand elle frappe des êtres chers, nous rappelle et nous fait prendre conscience de notre fragilité. Tout peut s’arrêter à tout moment. Nous ne sommes que de passage dans cette vie et nous sommes tous condamnés à mort dès notre naissance. Quelle terrible vérité !

Ce 1er mars 2006, à l’église de Nandy, j’ai pleuré avec les enfants de Charles. Des enfants dont la détresse et le chagrin m’ont ramené quelques années en arrière, en août 1982 à Bangui, quand nous avions enterré mon père, décédé un mois plus tôt à Brazzaville.

C’est terrible pour un gamin de perdre un père aimé et aimant, un modèle. Quelqu’un qui vous manquera toute votre vie. Cette vie parfois si injuste...

Ce 1er mars 2006, au cimetière de Nandy, perdu dans la foule des nombreux anonymes qui ont bravé les averses de neige, j’ai pleuré lors de l’ultime adieu à Charles. Et nous étions nombreux à le faire. Etait-ce le signe de notre chagrin, que je sais réel, de cette présence qui ne sera plus physique ? Ou bien, pleurions nous sur notre propre sort déjà scellé ?

Pour finir, je voudrais rendre ici un modeste hommage à cet homme généreux et intègre que je n’ai malheureusement pu mieux connaitre de son vivant. C’était juste quelqu’un de bien !

« Les morts ne sont pas morts » dit l’auteur, mais il est vrai que tu nous manqueras beaucoup, cher collègue.
Adieu donc.
HB



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