
Catégorie COUPS DE GUEULE.
Publié le 29 décembre 2005 par Henri-Blaise N’damas.
Mise à jour le jeudi 29 décembre 2005
Dans un court article publié le 18 décembre dernier et titré « Une signature qui vaut de l’or », l’hebdomadaire Jeune Afrique relatait les péripéties d’une délégation de mendiants Centrafricains - de haut vol - au Cameroun.
Début décembre, le quotidien Banguissois Le Confident parlait du retour à Bangui de Théodore Dabanga, ministre Centrafricain des Finances, « les poches garnies » suite à une « longue mission » dans la sous-région.
Mais, il n’y avait vraiment pas de quoi parader pour le ministre Centrafricain, car il s’agissait en fait de tendre encore et encore la main - au plus haut niveau de l’Etat - pour quémander et de plus, se faire humilier !
Comment peut-on accepter que deux hauts responsables (un ministre des finances et un conseiller du président de la République) puissent poireauter 15 jours à Yaoundé sans être reçus par le président Camerounais ?
Quelle humiliation supplémentaire que d’être obligé de demander à Paris de faire pression sur le locataire du palais d’Etoudi pour que ce dernier daigne accorder une audience aux envoyés spéciaux de son homologue Centrafricain ?
Ah, mais j’oubliais que « la main qui reçoit (ou qui demande) est toujours en dessous de celle qui donne »...
Pauvre Centrafrique. Vraiment.
HB
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